Frantz Duval retweeted
@codevi_campus Parque industrial localizado en Juana Méndez,Haití. Codevi emplea aprox. 17,000 Haitianos y 1,500 extranjeros(principalmente Dominicanos) que cruzan a Haití a trabajar y viven en Dajabón, Rep.Dom. Gracias a los clientes, ambos gobiernos y todas las comunidades ra seguir creando EMPLEOS FORMALES en el norte de la isla. @grupom_rd Ese es nuestro trabajo constante por 23 años que mejora dramáticamente la vida a la gente de ambos países. 🙏🏼
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La FRG affirme avoir reçu des restes humains et confirme que le soldat tchadien est bien vivant lenouvelliste.com/article/273262…
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La FRG affirme avoir reçu des restes humains et confirme que le soldat tchadien est bien vivant lenouvelliste.com/article/273262…
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Décès du peintre Pierre-Sylvain Augustin, dit « Payas » lenouvelliste.com/article/273261…
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La Force de répression des gangs déplore-t-elle la mort d'un soldat tchadien ? lenouvelliste.com/article/273259…
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Soldats salvadoriens disparus : Abinader offre son aide à Bukele lenouvelliste.com/article/273258…
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Soldats salvadoriens portés disparus, des cadavres remis aux autorités, « ce ne sont pas nos hommes », confirme le président Nayib Bukele lenouvelliste.com/article/273257…
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Pierre-Sylvain Augustin, dit « Payas », nous a quittés dans la nuit du 23 au 24 octobre. Figure singulière de la peinture haïtienne, il a d’abord cultivé la terre, puis travaillé comme maçon, avant de découvrir la peinture en 1992 quand il est devenu le voisin de Prospère ms du mouvement Saint-Soleil. Le Nouvelliste et Artisanat en fête saluent sa mémoire.
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Magik 9: Panel Magik reçoit ce samedi 24 octobre 2026, le Dr Hervé Boursiquot qui commentera son article Quand l’IA entre dans l’activité, que reste-t-il de la compétence ? et rediffuse un entretien réalisé avec Philippe Junior Volmar qui a analysé l’entrée en vigueur du nouveau Code fiscal.
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Editorial
Comment élargir le petit marché haïtien ?
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-24
L’Administration générale des douanes (AGD) a publié son rapport trimestriel pour les trois derniers mois de l’exercice 2025-2026. Sans surprise, les douaniers sont au plus près des prévisions. Ce qui frappe cependant dans le rapport, c'est l’étroitesse du marché haïtien.
Les cent premiers importateurs recensés par l’Administration générale des douanes ont généré 70,60 % des perceptions enregistrées sur les importations soit 19 milliards de gourdes de taxes entre juillet et septembre 2026, tous droits et taxes applicables confondus, hors produits pétroliers.
Selon le rapport du quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026, l’entreprise Cristo S.A. arrive en tête du classement, avec près de 2,93 milliards de gourdes de recettes douanières collectées sur ses importations durant cette période.
Dans un pays essentiellement tourné vers le commerce et les importations, le fait que cent entreprises génèrent plus de 70% des perceptions a de quoi inquiéter. Le nombre d’importateurs semble faible et le marché hattien étroit.
Malheureusement, la Direction générale des impôts ne publie pas un rapport similaire. On aurait pu comparer le nombre des importateurs à celui des entreprises commerciales. Il serait aussi intéressant de chercher à retracer la part de recettes publiques provenant des activités des milliers de grossistes, détaillants et agents informels qui revendent les produits importés.
L’État haïtien est loin de percevoir 10% du Produit intérieur brut chaque année, car son assiette fiscale reste étroite. Et, d’un exercice fiscal à l’autre, rien n’est fait pour l’élargir.
Le nouveau code fiscal va-t-il aider à changer la donne ? Y aura-t-il des dispositions concrètes pour faire appliquer le texte ? Va-t-on chercher à agrandir le périmètre fiscal haïtien, qui ne concerne que les mêmes rares contribuables depuis des décennies ?
La semaine dernière, le ministère du Commerce et de l’Industrie a lancé la caravane régionale de formalisation et de revitalisation du commerce et de l’entrepreneuriat. Cette initiative vise à renforcer la capacité institutionnelle d’un secteur largement informel.
La caravane sera déployée simultanément dans les dix départements, avec pour objectif d’encourager la formalisation de 5 000 entreprises et de les identifier
Le ministre du Commerce, James Monazard, a rappelé l’origine du programme. « C’est suite à une étude de la BRH sur 171 000 micros et petites entreprises que nous avons lancé ce programme. Seulement 11 % ont été formalisées », a-t-il expliqué.
Un tel paysage peut-il porter le développement d’un pays ? Élargir le petit marché haïtien suppose d’étendre l’assiette fiscale et d’augmenter le nombre d'entreprises qui y contribuent.
Frantz Duval
Comment élargir le petit marché haïtien ?
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-24
L’Administration générale des douanes (AGD) a publié son rapport trimestriel pour les trois derniers mois de l’exercice 2025-2026. Sans surprise, les douaniers sont au plus près des prévisions. Ce qui frappe cependant dans le rapport, c'est l’étroitesse du marché haïtien.
Les cent premiers importateurs recensés par l’Administration générale des douanes ont généré 70,60 % des perceptions enregistrées sur les importations soit 19 milliards de gourdes de taxes entre juillet et septembre 2026, tous droits et taxes applicables confondus, hors produits pétroliers.
Selon le rapport du quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2025-2026, l’entreprise Cristo S.A. arrive en tête du classement, avec près de 2,93 milliards de gourdes de recettes douanières collectées sur ses importations durant cette période.
Dans un pays essentiellement tourné vers le commerce et les importations, le fait que cent entreprises génèrent plus de 70% des perceptions a de quoi inquiéter. Le nombre d’importateurs semble faible et le marché hattien étroit.
Malheureusement, la Direction générale des impôts ne publie pas un rapport similaire. On aurait pu comparer le nombre des importateurs à celui des entreprises commerciales. Il serait aussi intéressant de chercher à retracer la part de recettes publiques provenant des activités des milliers de grossistes, détaillants et agents informels qui revendent les produits importés.
L’État haïtien est loin de percevoir 10% du Produit intérieur brut chaque année, car son assiette fiscale reste étroite. Et, d’un exercice fiscal à l’autre, rien n’est fait pour l’élargir.
Le nouveau code fiscal va-t-il aider à changer la donne ? Y aura-t-il des dispositions concrètes pour faire appliquer le texte ? Va-t-on chercher à agrandir le périmètre fiscal haïtien, qui ne concerne que les mêmes rares contribuables depuis des décennies ?
La semaine dernière, le ministère du Commerce et de l’Industrie a lancé la caravane régionale de formalisation et de revitalisation du commerce et de l’entrepreneuriat. Cette initiative vise à renforcer la capacité institutionnelle d’un secteur largement informel.
La caravane sera déployée simultanément dans les dix départements, avec pour objectif d’encourager la formalisation de 5 000 entreprises et de les identifier
Le ministre du Commerce, James Monazard, a rappelé l’origine du programme. « C’est suite à une étude de la BRH sur 171 000 micros et petites entreprises que nous avons lancé ce programme. Seulement 11 % ont été formalisées », a-t-il expliqué.
Un tel paysage peut-il porter le développement d’un pays ? Élargir le petit marché haïtien suppose d’étendre l’assiette fiscale et d’augmenter le nombre d'entreprises qui y contribuent.
Frantz Duval
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J’ai participé cet après-midi au ministère des Affaires étrangères à une cérémonie d’hommage en souvenir du professeur d’université et diplomate Jean Céradieu Augustave huit ans après son décès et trente ans après l’ouverture de l’Académie diplomatique Jean Price Mars qu’il a rofesseur, mentor et ami.
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12 mars 2021 et 18 octobre 2026, deux tournants
Le vendredi 12 mars 2021, la première grande opération des unités de la police nationale d’Haïti (PNH) visant à déloger un groupe criminel armé se termine dans un bain de sang et un fiasco pour les forces de l’ordre.
Ce jour-là, à Village-de-Dieu, au sud de Port-au-Prince, les unités les mieux entraînées de la PNH tombent dans une embuscade, en dépit de tous les moyens mis à leur disposition.
Cinq policiers sont tués : Ariel Poulard, Désilus Wislet, Eugène Stanley, Georges Renois Vivender et Lucdor Pierre.
Plusieurs autres policiers sont blessés. Des véhicules blindés sont endommagés, incendiés ou saisis par le gang de Iso 5 Segond.
Les dépouilles des policiers morts ne seront jamais récupérées. Les cadavres sont profanés.
L’État haïtien paiera pour reprendre possession de l’un de ses véhicules blindés, mais ne fera pas le nécessaire pour enterrer dignement les victimes tombées pour la Patrie.
Ce 12 mars 2021 marque un tournant.
CE jour-là, chaque membre de la PNH comprend que sa vie ne vaut pas grand-chose aux yeux des politiciens qui gouvernent Haïti.
Il faudra attendre des années pour que les unités combattantes de la PNH se mettent à affronter vraiment les groupes criminels. Entre 2021 et 2025, les policiers cherchent surtout à préserver leur vie et utilisent beaucoup de munitions.
Ce qui s’est passé à Santo le dimanche 18 octobre 2026 marque un nouveau tournant dans les opérations menées pour retrouver les membres des forces de l’ordre. Depuis ce jour, quatre soldats de la Force de répression des gangs sont portés disparus.
Les moyens et la détermination mis en œuvre par toutes les forces de sécurité disponibles sur le territoire, l’envoi de troupes supplémentaires par le Salvador et l’ampleur des opérations menées depuis le 18 octobre, changent la donne même si les résultats se font attendre.
Les forces de sécurité, dans tous les pays du monde, réagissent quand leurs membres sont victimes, le président Jovenel Moïse ne l’avait pas bien compris en 2021, le président Nayib Bukele en fait la démonstration en Haïti en 2026.
Rien ne dit que ce qui se passe dans la Plaine du Cul de Sac aura une incidence sur la suite, dans un pays qui se débat dans une crise sécuritaire sans fin, mais le 18 octobre 2026 constitue néanmoins un moment charnière, comme l’a été le 12 mars 2021.
Frantz Duval
Le vendredi 12 mars 2021, la première grande opération des unités de la police nationale d’Haïti (PNH) visant à déloger un groupe criminel armé se termine dans un bain de sang et un fiasco pour les forces de l’ordre.
Ce jour-là, à Village-de-Dieu, au sud de Port-au-Prince, les unités les mieux entraînées de la PNH tombent dans une embuscade, en dépit de tous les moyens mis à leur disposition.
Cinq policiers sont tués : Ariel Poulard, Désilus Wislet, Eugène Stanley, Georges Renois Vivender et Lucdor Pierre.
Plusieurs autres policiers sont blessés. Des véhicules blindés sont endommagés, incendiés ou saisis par le gang de Iso 5 Segond.
Les dépouilles des policiers morts ne seront jamais récupérées. Les cadavres sont profanés.
L’État haïtien paiera pour reprendre possession de l’un de ses véhicules blindés, mais ne fera pas le nécessaire pour enterrer dignement les victimes tombées pour la Patrie.
Ce 12 mars 2021 marque un tournant.
CE jour-là, chaque membre de la PNH comprend que sa vie ne vaut pas grand-chose aux yeux des politiciens qui gouvernent Haïti.
Il faudra attendre des années pour que les unités combattantes de la PNH se mettent à affronter vraiment les groupes criminels. Entre 2021 et 2025, les policiers cherchent surtout à préserver leur vie et utilisent beaucoup de munitions.
Ce qui s’est passé à Santo le dimanche 18 octobre 2026 marque un nouveau tournant dans les opérations menées pour retrouver les membres des forces de l’ordre. Depuis ce jour, quatre soldats de la Force de répression des gangs sont portés disparus.
Les moyens et la détermination mis en œuvre par toutes les forces de sécurité disponibles sur le territoire, l’envoi de troupes supplémentaires par le Salvador et l’ampleur des opérations menées depuis le 18 octobre, changent la donne même si les résultats se font attendre.
Les forces de sécurité, dans tous les pays du monde, réagissent quand leurs membres sont victimes, le président Jovenel Moïse ne l’avait pas bien compris en 2021, le président Nayib Bukele en fait la démonstration en Haïti en 2026.
Rien ne dit que ce qui se passe dans la Plaine du Cul de Sac aura une incidence sur la suite, dans un pays qui se débat dans une crise sécuritaire sans fin, mais le 18 octobre 2026 constitue néanmoins un moment charnière, comme l’a été le 12 mars 2021.
Frantz Duval
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Magik 9: Panel Magik reçoit ce vendredi 23 octobre 2026 Me Carlos Hercule du BUCREL qui recommande une révision en profondeur du processus électoral, Jacklin Jean Paul qui parlera du centenaire de la radiodiffusion en Haïti et Jeffthanie Mathurin de ASFH pour parler du lancement Saj fanm ».
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Il y a cent ans naissait
HHK, la première station de radio d’Haïti lenouvelliste.com/article/273153…
HHK, la première station de radio d’Haïti lenouvelliste.com/article/273153…
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Editorial
Nos retards donnent le vertige
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-22
L’économiste Réginald Surin écrit depuis des mois dans les pages du Nouvelliste. Il partage avec les lecteurs de longs, très longs articles sur des sujets que personne n’aborde. Lorsqu’il s’empare de thèmes courants, ses angles sont originaux. Le travail de Réginald Surin mérite toute l’attention de ceux qui s'intéressent à Haïti, aux Haïtiens et à leur avenir.
Dans l’édition du jour, Surin propose « Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ? Le vertige des chiffres ».
L’article commence ainsi :
« Ce qu'un Haïtien produit en une année entière, un Dominicain le produit en six semaines, un Jamaïcain en trois mois et un Cubain en quatre. D'où une question simple : combien d'années faudrait-il pour qu'un Haïtien produise, en moyenne, autant qu'un Dominicain, un Jamaïcain ou un Cubain ? Personne ne peut le prédire avec certitude. Un calcul peut en revanche donner des ordres de grandeur, à condition d'en dire d'emblée les hypothèses et les limites. Si l'économie haïtienne progressait chaque année au rythme qu'ont tenu le Bangladesh et le Vietnam depuis 1990, il lui faudrait environ une génération, 24 à 34 ans, pour rejoindre la Jamaïque et Cuba. Pour rejoindre la République dominicaine, qui continue d'avancer, il lui faudrait plus de soixante ans, même à un rythme exceptionnel.
Pourtant, la contrainte majeure n'est pas celle que l'on croit. Ce ne sont ni les usines ni les écoles qui manquent en premier lieu, mais la capacité du pays à tirer parti des ressources dont il dispose. L'écart de richesse réside d'abord dans l'efficacité des institutions, la sécurité et la stabilité de l'environnement économique. »
Tout est dit.
Il n’y a aucun défaitisme dans son constat. Il n’y a pas de pente impossible à remonter si on prend le temps de lire son texte. Il expose simplement les situations de deux pays voisins mises en regard. La démonstration serait tout aussi pertinente s’il avait pris un pays en Afrique pour le comparer au nôtre.
Reginald Surin nous alerte et nous rappelle que nous ne nous réveillerons pas un matin dans une situation différente. Il n’existe pas de solutions miracles pour que l’écart entre Haïti et la République dominicaine se réduise. Il faut un cap, des efforts, de la constance dans un millier de domaines. Il faut agir sur les hommes et sur les choses.
Sommes-nous capables d’un tel effort ? Ressentons-nous le besoin de sortir des abîmes ? Voulons-nous autre chose que le chaos que nous nourrissons consciencieusement depuis des années ?
« Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ? Le vertige des chiffres », écrit Surin. En fait, ce sont nos retards qui donnent le vertige.
Frantz Duval
Nos retards donnent le vertige
Le Nouvelliste | Publié le : 2026-10-22
L’économiste Réginald Surin écrit depuis des mois dans les pages du Nouvelliste. Il partage avec les lecteurs de longs, très longs articles sur des sujets que personne n’aborde. Lorsqu’il s’empare de thèmes courants, ses angles sont originaux. Le travail de Réginald Surin mérite toute l’attention de ceux qui s'intéressent à Haïti, aux Haïtiens et à leur avenir.
Dans l’édition du jour, Surin propose « Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ? Le vertige des chiffres ».
L’article commence ainsi :
« Ce qu'un Haïtien produit en une année entière, un Dominicain le produit en six semaines, un Jamaïcain en trois mois et un Cubain en quatre. D'où une question simple : combien d'années faudrait-il pour qu'un Haïtien produise, en moyenne, autant qu'un Dominicain, un Jamaïcain ou un Cubain ? Personne ne peut le prédire avec certitude. Un calcul peut en revanche donner des ordres de grandeur, à condition d'en dire d'emblée les hypothèses et les limites. Si l'économie haïtienne progressait chaque année au rythme qu'ont tenu le Bangladesh et le Vietnam depuis 1990, il lui faudrait environ une génération, 24 à 34 ans, pour rejoindre la Jamaïque et Cuba. Pour rejoindre la République dominicaine, qui continue d'avancer, il lui faudrait plus de soixante ans, même à un rythme exceptionnel.
Pourtant, la contrainte majeure n'est pas celle que l'on croit. Ce ne sont ni les usines ni les écoles qui manquent en premier lieu, mais la capacité du pays à tirer parti des ressources dont il dispose. L'écart de richesse réside d'abord dans l'efficacité des institutions, la sécurité et la stabilité de l'environnement économique. »
Tout est dit.
Il n’y a aucun défaitisme dans son constat. Il n’y a pas de pente impossible à remonter si on prend le temps de lire son texte. Il expose simplement les situations de deux pays voisins mises en regard. La démonstration serait tout aussi pertinente s’il avait pris un pays en Afrique pour le comparer au nôtre.
Reginald Surin nous alerte et nous rappelle que nous ne nous réveillerons pas un matin dans une situation différente. Il n’existe pas de solutions miracles pour que l’écart entre Haïti et la République dominicaine se réduise. Il faut un cap, des efforts, de la constance dans un millier de domaines. Il faut agir sur les hommes et sur les choses.
Sommes-nous capables d’un tel effort ? Ressentons-nous le besoin de sortir des abîmes ? Voulons-nous autre chose que le chaos que nous nourrissons consciencieusement depuis des années ?
« Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ? Le vertige des chiffres », écrit Surin. En fait, ce sont nos retards qui donnent le vertige.
Frantz Duval
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Merci de tout lire
Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ? Le vertige des chiffres
lenouvelliste.com/article/273159…
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